1000 raisons pour sauvegarder cet espace de rencontre et échange                                                                

toutes les raisons sont bonnes
biodiversité,
environnemental, architectural, collectif, personnel, communal, régional, global, vie en ville,
vivre ensemble, intergénérationnel, éducatif,
instructif, historique, exploratoire, expérimental,
moderne, besoins, social, familial, culturel,
apprendre des exemples
d'autres villes, 21e
siècle, modèle
, visionnaire, intégratif, cohésion, ..... 



Tous vos commentaires, idées, références à d'autres initiatives ou réalités seront intégrés.

Aidez nous à présenter une longue liste
des bonnes raisons pour sauvegarder ce merveilleux espace de vie à nos édiles, ceux qui ont été élus pour agir dans le meilleur intérêt de nous tous!

Oslo builds world's first bumblebee highway
Published: 22 May 2015 18:29 GMT+02:00

The Norwegian capital has inaugurated the world's first 'bumble bee highway', a corridor through the city pollen stations every 250 meters.

“The idea is to create a route through the city with enough feeding stations for the bumblebees all the way,” Tonje Waaktaar Gamst of the Oslo Garden Society told local paper Osloby. ”Enough food will also help the bumblebees withstand manmade environmental stress better.”

Bumblebees and other pollinating insects struggle in urban environments where there are few flowers rich in nectar, effectively starving them. 

Gams and his team have placed flowerpots on rooftops and balconies along a route from east to west through the city.

During the last few years, bees, bumblebees and other insects have suffered, with many colonies dying out, causing damage to agriculture that depends on the insects.

Although Norway is not as hard hit as the US, six out of 35 Norwegian bumblebee species are close to extinction. 

Oslo's municipality is co-operating with environmental organisations, the public, and and companies, who are asked to plant bumblebee friendly flowers on their property.

To help the insects along, the organisation BiBy (Bee Town) has created an app, where the public can see the “grey areas”, long stretches with no food for bees, in order to encourage the planting of flowers in areas that don’t have nearby parks.

“It will be easy to see barriers and obstacles on the map. The goal is to inspire people to fill these gaps.” Agnes Lyche Melvær of BiBy told Osloby

The public will also be able to upload pictures of their projects to improve the situation for bees and bumblebees, such as flowerpots and bee hotels.

”Some bee species like to live in solitary rooms. They need small hollows like a crack in an old tree truck. It’s very important to have some old wood lying around,” says Melvær.

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The Local (news@thelocal.no)

A Lisbonne, les parcs deviennent des potagers urbains

28 mai 2015 / Marie Astier (Reporterre)

A Lisbonne, la municipalité a réagi à la crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.


Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social ? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.

Compléter les revenus, améliorer l’alimentation

Les plus grandes parcelles sont distribuées en priorité aux chômeurs ou personnes habitant des logements sociaux. « Elles ont vraiment un rôle social, insiste Duarte Mata. Elles permettent de compléter des revenus insuffisants et d’améliorer la qualité de l’alimentation de la famille. »

Mais cela a aussi transformé le visage de la ville. Les pelouses vertes laissent peu à peu place à des jardins riches en biodiversité. Les occupants de parcelles ont l’obligation de laisser le passage aux promeneurs dans les allées. « Les parcs ont désormais plusieurs fonctions : récréative, mais aussi de production alimentaire, se félicite l’architecte. Et la présence de personnes dans les jardins crée un sentiment de sécurité pour tous. »

Lisbonne n’a donc pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Trois hectares de vigne, situés dans la ville, sont entretenus par un vigneron de la région. « C’est beau, c’est agréable pour la population, et cela permet à la mairie de produire du vin de la ville », explique le conseiller.

Mais surtout, d’ici un an c’est carrément une ferme urbaine qui devrait voir le jour. Six hectares de maraîchage seront consacrés à la formation des chômeurs. La production sera vendue sur le marché local.

De quoi transformer le paysage social de la ville, mais aussi de « faire vivre les gens au rythme des saisons, de la nature », espère l’architecte.

Reporterre a rencontré Duarte Mata et découvert le plan pour l’agriculture urbaine de Lisbonne lors du congrès d’Energy Cities, en avril dernier.

 

Un potager qui crée des liens

Isabelle Lemaire


Gazette de Liège Au cœur des logements sociaux des Vennes, des légumes sortent de terre.

Des carottes, des courgettes, des petits pois, des fraises, des poireaux, de la laitue, des tomates ou des aubergines qui poussent dans le jardin intérieur d’un bloc de logements sociaux du quartier des Vennes, voilà qui n’est pas banal ! Cette initiative, on la doit à Christophe Pire, coordinateur à la Ville de Liège pour le Plan fédéral des grandes villes. Il a eu l’idée de réunir des locataires sociaux des Vennes autour d’un projet de potager communautaire, une première à Liège.

"Début 2013, on a invité les résidents des logements sociaux du quartier et on leur a présenté le projet. Il s’agissait de récupérer une centaine de m2 de pelouse de la cour intérieure d’un des blocs de l’avenue Reine Elisabeth pour y faire un potager qui serait géré collectivement par les habitants. Les objectifs étaient de lutter contre l’enfermement social, de favoriser les rencontres entre les locataires mais aussi de leur permettre de se réapproprier les lieux et de manger sainement puisque le potager est bio et que la récolte est partagée entre les autocultivateurs", explique Christophe Pire.

Des amitiés se nouent

Six personnes, qui n’avaient pour la plupart que des bases en jardinage, s’engagent alors dans la démarche, lancée en mars. Elles sont initiées à la culture des légumes par Marc, un jardinier professionnel. Parmi ces six jardiniers en herbe et les plus investis, il y a Francine et Monique qui habitent un logement social des Vennes depuis une petite dizaine d’années. Avant de s’occuper du potager, elles ne se connaissaient pas. Leurs liens d’amitié et de complicité sont désormais évidents. "Depuis que j’habite en appartement, la nature me manque. Ce projet m’a permis d’assouvir mes envies de prendre l’air et je me suis fait une dizaine d’amis", raconte Francine. "Au Congo, d’où je suis originaire, j’avais toujours eu des potagers. J’aime faire pousser la vie et bien manger", indique Monique.

Les autocultivateurs ont géré entre eux le travail à accomplir dans le potager. "Pendant l’été, il fallait arroser régulièrement car il a fait très chaud. On a communiqué par sms pour savoir qui venait s’occuper de l’arrosage, de l’entretien et quand. Chacun a participé quand il le voulait", signale Francine.

Les deux Liégeoises à la main verte sont ravies de s’être impliquées dans ce projet de potager. "Au niveau gustatif, ces légumes que nous avons fait pousser sont incomparables avec ce que l’on trouve en magasin ! Et puis, il y a le plaisir de la cueillette et la découverte de légumes oubliés comme les bettes", souligne Francine. "Le potager a suscité l’intérêt des voisins. Certains sont venus nous trouver pour nous demander : "Qu’est-ce que c’est comme légume ? Comment ça se cuisine ?" On a d’ailleurs donné bien volontiers quelques légumes à ceux qui en ont demandé", ajoute Monique. En quelques mois d’existence, le potager communautaire n’a subi aucun acte de vandalisme. "Seul un chou rouge a disparu. Ca m’a fait mal au cœur; on n’en avait que deux…", déplore Monique.

Fortes de leur nouveau savoir, ces cultivatrices urbaines pourront le transmettre à d’autres habitants. A long terme, le projet, soutenu par la Ville et le Plan fédéral des grandes villes, a pour vocation à s’étendre à tous les blocs d’immeubles sociaux du quartier. Nul doute que Francine et Monique seront de la partie pour poursuivre cette petite entreprise très nature.


ON NE LACHE RIEN
HK & LES SALTIMBANKS - "On Lâche Rien"
www.youtube.be/watch?v=x6_7Mbp76jU

Quand est-ce que vous allez comprendre?

Si on m’enlève mon jardin, ce n’est plus la peine de vivre

mise à jour : 26/11/2013 à 22:50

A 92 ans, Réjane Corlay cultive encore ses fruits et légumes dans son jardin du bourg de Plédran. Un projet de logements sociaux menace son terrain de 650 m2.

Son jardin, c’est toute sa vie. Sa retraite, elle la passe, paisible, entre sa maison et son potager, situé à une centaine de mètres de chez elle. « C’est peut-être ça qui me tient en vie. J’ai eu une vie saine. Pas d’alcool, pas de tabac. Des légumes de mon jardin. Toutes mes conserves viennent de ma production ».
Mais jusqu’à quand pourra-t-elle récolter ses haricots, tomates… cueillir ses pommes ? « La mairie veut exproprier les propriétaires des parcelles de terrains situées dans le centre bourg de l’angle de la rue du Val et de la rue Charles de Gaulle, jusqu’à la place Julien Tanguy, pour réaliser 10 logements sociaux pour personnes âgées », s’insurge le fils de Réjane Corlay, Joël.
Les discussions ont démarré en 2007. L’agglomération qui porte le projet pour la commune de Plédran a fait des propositions pour racheter le terrain, ainsi que cinq autres parcelles, à 15 € le mètre carré. « Alors que le prix moyen des terrains autour est de 100 € ».
Les propriétaires et la collectivité n’ont pu se mettre d’accord. La suite passe donc par l’ouverture d’une enquête pour une déclaration d’utilité publique et donc à terme, une expropriation. « Quand j’ai reçu ce courrier, ça m’a secoué, avoue Réjane Corlay. Si on m’enlève mon jardin, ce n’est plus la peine de vivre. Ce jardin, c’est toute ma vie ».

Plédran, 22

En Espagne, il y a de plus en plus des quartiers qui se joignent au mouvement de la production collective et la consommation des legumes propres. l'écologie, le développement durable et la solidarité sont les mots clefs de cette nouvelle culture qui est en train de naître.

Installation d'une ruche

September 16, 2013

Espece rare atteri dans les potagers XL en danger
Installation d'une ruche
Jeudi 09 Aout 2012

Depuis des années déjà nous avons fait une priorité de cultiver des fleurs mellifères dans les potagers pour favoriser la survie des abeilles et insectes, aujourd’hui trop menacés par l’utilisation des insecticides, monocultures, manipulations génétiques et un affaiblissement généralisé des forces immunitaires des abeilles.  Et pourtant ils garantissent notre survie par leur action pollinisatrice.

Pour aller plus loin, nous avons décidé d’installer des ruches dans une des parcelles (d’autres à suivre) et ainsi de contribuer à la facilitation de reproduction et de survie des abeilles en ville. Merci au potagistes qui se sont chargé de l’entretient !

A voir aussi la section "images".
 

Avez-vous rêvé d’un jardin communautaire Ixellois?

March 1, 2013
Avez-vous rêvé d’un jardin communautaire Ixellois? D'un potager près de chez vous? Et si on pouvait mouiller nos pieds aux Etangs d’Ixelles en plein été? Plus d’espaces de convivialité et d’échanges culturels ? Quels sont vos rêves ?

Quelle est l’Ixelles que vous aimeriez habiter? Le Jeudi 14 Mars, à 19.00, nous vous invitons au Forum Ouvert afin de partager avec nous vos idées et envies de projets. C’est le moment de transiter tous ensemble du rêve à la réal...

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Urban Ecology - potagers protégés

October 23, 2012

Urban Ecology Centre s'intéresse à cet espace précieux et confirme que les idées de construction vont à l'encontre de toute politique dans les grandes villes Européennes, où on est en train de conserver strictement et de recréer des espaces vertes et potagers!


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Politiciens arretez de jouer avec l'espace des citoyens!

October 23, 2012

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Des milliers d'hectars de "vrai terre" disparaissent chaque annee

July 12, 2012
6) Nouvelle vague eco-urbaine - la "vrai terre" remplacée par des "jardins miniatures"

Ecologistes ouvres vos yeux !
Des milliers d'hectars de "vrai terre" disparaissent chaque annee, croyez vous que ca c'est la solution?



Combien de fois faut-il répéter que la nature n'est pas une marchandise qu'on peut reproduire selon la demande et les envies? Soutenez nous dans ce combat - pas seulement locale, mais d'importance dans une ambiance de politique generalisé où les besoins et les demande...
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Lancement de projets de jardins collectifs par la ministre de l'environnement

July 2, 2012
5) On lance des projets de potagers partout à Bruxelles, à Ixelles on veut les detruire

lancement de projets de jardins collectifs partout à Bruxelles par la ministre bruxelloise de l'environnement qui a également participé au Sommet de Rio+20 :
pour installation potagers ecoles, toitures plate, balcon, terrasse ateliers initiation au jardinage...
à distribuer 5.000 kits demarrage avec miniguide et lettre d'information: www.villedurable.be

REMARQUE: ne comprends toujours pas pourquoi...

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Les potagers aident à reduire la violence, la délinquance

June 23, 2012
4) Les potagers aident à reduire la délinquance et à maintenir la cohésion sociale

Entendu 19 'Juin à la radio :
L'introduction de potagers dans une des favelas les plus violente de Rio a réduit considérablement celle-ci.
Ici on veut les détruire ....
http://next.liberation.fr/musique/2012/06/14/encantado-festival-ecolo-pour-favela-bio_826372
Pascal Haass

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La nature est un bien Commun, pas une marchandise

June 23, 2012
3) La Nature n'est pas une marchandise!




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Politique regionale et communale cohérente?

June 23, 2012
2) Politique Régionale et communale cohérente?

Au niveau régional on favorise les potagers, dans le cadre d'un dévéloppement durable - faut etre un peu cohérent dans la politique!
Voilà un article:
“(R)avaler les façades” a été retenu avec 26 autres projets dans le cadre du Plan Régional de Développement Durable et de l’Appel à projets pour la Sensibilisation citoyenne aux Enjeux Urbanistiques, lancée en juillet 2011 à l’initiative du Secrétaire d’Etat bruxellois E...
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Potagers à la Maison Blanche

June 23, 2012

1) Potagers à la Maison Blanche 

Dans son livre "American Grown", Michelle Obama, qui a installé le premier potagers au jardin de la Maison Blanche depuis la deuxième guerre mondiale,  parle des bénéfices d'un potager pour la sante etc. Il y a des ruches, des Pak Choi etc. Sa grande mère a déjà eu un potager.
American-Grown-by-Michelle- Obama - cliquez ici
nytimes.com-michelle-obamas-american-grown - cliquez ici

...
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Arguments à notre faveur

Le Soir
: PRAS démographique, clash démocratique  
Lundi 02 juillet 2012

D'ici 2020, Bruxelles devra héberger 140.000 habitants supplémentaire. Du coup, la Région ouvre certaines zones au logement. Une porte ouverte à la spéculation immobilière, une mauvaise réponse à la question sociale du boom démographique, estiment une série d'associations.

 

Dans Le Soir (pdf), le dossier sur le boom démographique à Bruxelles <http://pdf.lesoir.be/>

Si la croissance démographique à Bruxelles doit se traduire par la transformation des terrains portuaires pourvoyeurs des emplois peu qualifiés de demain en nouveau terrain de chasse pour les promoteurs du logement de luxe d'aujourd'hui, alors c'est que nous n'en aurons pas su traduire les véritables enjeux. Réduire la démographie à la production de tels logements, c'est aussi réduire la dimension démocratique de la ville et, pour finir, en évincer encore davantage les plus faibles d'entre nous.  


La région de Bruxelles-Capitale fait face à une crise du logement sans précédent. Cette crise, accentuée par une croissance démographique importante, justifie aux yeux du gouvernement bruxellois de modifier en urgence le plan qui définit les affectations du sol (PRAS). Ce plan indique de façon contraignante les fonctions (logement, école, crèche, parc, bureau, commerce, industrie....) qui peuvent prendre place sur le territoire bruxellois. Le modifier pour autoriser plus de logements semble, a priori, une décision pleine de bon sens pour répondre à la crise actuelle. Et pourtant, cette décision pourrait bien ne faire qu'aggraver la situation ...  


Se basant sur une étude préparatoire affirmant la capacité insuffisante   du territoire pour répondre à la crise du logement, le gouvernement veut modifier le PRAS afin d'autoriser une proportion de logements plus importante, soit dans des zones où celui-ci était déjà autorisé (les zones de bureaux, par exemple), soit dans des zones où il était quasiment interdit car considéré comme peu compatible avec les activités autorisées, essentiellement dans les zones d'industrie urbaine.   


Parée d'un verni de rationalité, la démarche interroge à plusieurs niveaux. Premièrement, celui du respect des principes élémentaires de la démocratie. Le projet de modification du PRAS a été élaboré en excluant la participation de la société civile et des habitants alors même qu'un processus parallèle d'élaboration du plan   chargé de dresser les grandes lignes de développement de la Région (le PRDD) est en cours. Le bon sens comme le cadre légal imposent pourtant que le PRDD, projet de ville, ait la primauté et vienne avant toute modification du PRAS, outil règlementaire aidant à la mise en œuvre du projet de ville.  


Autres violations des préceptes démocratiques : le manque d'accès à l'information (l'étude préparatoire sur le potentiel du foncier existant n'a jamais été rendue publique malgré les demandes répétées), le manque d'objectivation des hypothèses retenues (quelle est la composition sociologique de la croissance démographique?) ou simplement le peu de temps laissé à la société civile pour analyser un projet complexe présenté à l'enquête publique du 15 mai au 13 juillet, dans une période extrêmement chargée pour tous et empiétant en partie sur la période estivale.  


Ensuite, sur le fond. Les mesures proposées dans le PRAS vont favoriser dans une large majorité des cas la construction de logements privés inaccessibles tant aux Bruxellois moyens qu'aux nouveaux habitants conjecturés par les démographes. En effet, les trois quarts de la croissance démographique sont le fait de la natalité dans les quartiers populaires et des migrations dites « économiques », bref, des nouveaux habitants pauvres. Or les changements d'affectation concernent des terrains appartenant en grande partie au secteur privé, sans qu'aucun levier ne soit mis en place pour lui imposer la construction de logements financièrement accessibles à ces habitants.   


Par ailleurs, au nom de l'augmentation de l'offre de logements, qui risque bien d'être inadaptée, le projet de PRAS met en péril la fonction économique. Selon la Société régionale de développement bruxelloise (SDRB), la moitié des entreprises qui cherchent à s'implanter ou à se maintenir sur le territoire bruxellois ont des activités incompatibles avec le logement. Les activités productives sont aujourd'hui déconsidérées par de nombreux mandataires politiques qui jugent anachronique leur présence au cœur de la ville. Pourtant, à l'aube d'une crise énergétique sans précédent, la ville aura besoin à court terme de zones dédiées à la relocalisation d'activités productives au service de la ville, lesquelles ne sont pas toujours compatibles avec du logement, surtout s'il est   « haut de gamme ». Les terres mises ainsi en péril bordent pour l'essentiel le canal et ses quartiers populaires. Or les activités qui y sont ou qui pourraient opportunément s'y implanter créeraient notamment de l'emploi peu qualifié pour les habitants de ces quartiers. Elles pourraient, en outre, tirer parti de la voie d'eau pour acheminer biens et matières premières et soulager nos voiries de nombreux camions.     


Le projet de PRAS tire explicitement un trait sur ce potentiel pour ouvrir la voie aux promoteurs immobiliers. Certains terrains industriels se négocient depuis quelques mois à des prix tirés vers le haut par les potentielles plus-values à réaliser. Or rien à ce stade de la procédure n'est prévu pour capter dès aujourd'hui les plus-values ainsi générées par les changements d'affectation annoncés.  


L'ouverture des zones d'équipement à la fonction logement sans restriction est très préoccupante. Le manque d'équipements de proximité (principalement des écoles et des crèches) est déjà criant aujourd'hui. Or cette nouvelle disposition va relancer une tentation importante sur des zones jusqu'alors relativement préservées de la spéculation immobilière et est en contradiction avec le 3e motif du gouvernement d'adapter le PRAS.  


Considérant l'ampleur des enjeux, les organisations signataires demandent le report de l'examen de ce projet après un large débat public à organiser dans le cadre d'une enquête publique de minimum 6 mois autour du futur projet de PRDD. Elles réclament qu'un système de captation des plus-values générées par les projets facilités par une éventuelle modification du PRAS soient mises en place avant toute adoption du texte et que ces plus-values servent à augmenter substantiellement le nombre de logements à caractère social. Elles réclament   l'accès sans restriction à toutes les études financées par les pouvoirs publics et susceptibles d'éclairer les citoyens, et notamment celles quiobjectivent la croissance démographique et les besoins qu'elle engendre tant en matière d'équipements de proximité (écoles, crèches, parcs publics,...) qu'en matière de types de logements (petits ou grands, sociaux, conventionnés ou libres).  


Il faut donner une nouvelle orientation à ce PRAS qui, tout en prenant en considération la contrainte démographique actuelle, travaille à proposer des solutions intégrant un projet de ville plus solidaire, développant des formes plus localisées de l'économie et plus respectueuses de l'environnement.  


Si rien ne vient brider ce PRAS, les pauvres s'entasseront encore un peu plus dans les logements délabrés de certains quartiers tandis que la clientèle internationale pourra bénéficier d'un pied-à-terre agréable avec vue sur un canal vidé de ses fonctions économique et écologique... La vision de la ville portée par le gouvernement bruxellois mérite plus que le silence assourdissant qui accompagne l'enquête publique en cours.   


Signataires:   Atelier de recherche et d'action urbaine (ARAU), BruxellesFabriques, Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Mouvement Ouvrier Chrétien Bruxelles, Partenariat Intégration Cohabitation à Laeken (PICOL), Union de Locataires Anderlecht-Cureghem (ULAC), La Promenade Verte de N-O-Heembeek asbl.  

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